Foutaise !

Publié le par SAM

Tu rêvais d’une vie agréable, sans soucis, le sourire aux lèvres chaque matin ; FOUTAISE on t’a piétiné tes rêves, et tu es déjà fatiguée au lever du jour.

 

 

 

Tu rêvais d’aider les autres, d’écrire des bouquins et de faire des séminaires ; FOUTAISE tu as arrêté tes études par amour et puis tu étais trop sensible pour supporter le malheur de tes patients.

 

 

 

Tu rêvais d’écrire des textes afin d’émouvoir les foules et d’être applaudie ; FOUTAISE  tu es trop coincée pour te donner en spectacle et trop pudique pour montrer le fond de tes pensées.

 

 

 

Tu rêvais que tu trouvais l’amour, celui qui ne s’effrite pas au gré du temps ; FOUTAISE tu ne fais rien pour rechercher sa compagnie.Tu préfères rester seule avec tes chimères.

 

 

 

Tu rêvais d’un homme qui te comprendrais au-delà du langage et qui te ferait de beaux enfants ; FOUTAISE tu ne dois compter que sur toi-même et tu ne veux plus d’enfant de lui.

 

 

 

Tu rêvais de nuits paisibles allongée à ses côtés ; FOUTAISE tu ne cesses de te retourner dans ton lit et quand tu sombres dans le sommeil ce sont tes pleurs qui te réveillent provoqués par tes cauchemars.

 

 

 

Tu rêvais que tu aimerais ton homme malgré les marques du temps qui passe ; FOUTAISE tu détestes ses rides au coin des yeux et son crâne qui se dégarnit.

 

 

 

Tu rêvais d’une épaule solide sur laquelle t’épancher en cas de chagrin ; FOUTAISE tu te caches pour pleurer en étouffant tes sanglots.

 

 

 

Tu rêvais d’une grande famille qui remplirait ta vie de joie, de rires ; FOUTAISE tu ne supportes pas le bruit et tu es une  piètre mère.

 

 

 

Tu rêvais d’une petite fille que tu aimerais d’un respect véritable; FOUTAISE tu te venges sur elle de tes souffrances d’enfant.

 

 

 

Tu rêvais de trouver un ami avec qui tu pourrais tout partager sans tabous, ni jugements ; FOUTAISE tu écoutes patiemment et lorsque tu parles, tu banalises tes pensées pour ne pas montrer à quel point ta peine est grande.

 

 

 

Tu rêvais qu’à 30 ans tu serais une belle jeune femme bien dans sa peau ; FOUTAISE tu as de l’acné sur la gueule et des kilos en trop.

 

 

 

Tu rêvais qu’on pouvait réussir en tout si on allait au bout de ses rêves; FOUTAISE si tu n’y avais pas cru si fort tu n’aurais pas eu si mal.

 

 

 

Tu rêvais…d’ailleurs tu n’as fait que ça rêver :

 

 

 

Que le fou se taise !


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Publié dans Epistolaires

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C
Une prose bouleversante, comme un cri , un cride de révolte, de désespoir à l'heure du bilan d'une vie passée à essayer en vain de répondre aux attentes des autres, il n'est jamais trop tard pour cheminer vers un ailleurs meilleur  qui nous ressemble même si  cela reste difficile<br /> ton blog offre une  telle variété de ton, de style ,de créations  que je reviendrai avec plaisir
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N
Ecartelés entre nos propres attentes et celles des autres… Ça tiraille, ça explose, ça disjoncte et personne ne gagne, car finalement rien ne se concrétise. Nous sommes irrémédiablement inaptes à répondre aux attentes des autres, d’ailleurs pourquoi le ferions-nous ? Mais enchaînés à leur espérance et à leur (op)pression, nous ne parvenons pas non plus à être réellement ce que nous sommes. Comme il est difficile de se libérer du regard des autres pour tracer sa route, en êtres souverains que nous sommes ! ! ! « Le péché originel, c’est de limiter l’Etre. Ne le fais pas… » Le messie récalcitrant Richard Bach nature
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