Au Moyen-Age

Publié le par SAM

Dans un comté lointain,

Aujourd’hui fort désert,

Vivaient dans des châteaux, les souverains

Et dans des champs, leurs serfs.

En fonction des désirs,

Les uns et les autres connurent la gloire

Puis la nécessité de déguerpir :

Toujours l’on tombe de son perchoir.

Dans cette contrée, point de justice,

Plutôt attendre l’être charismatique

Qui soulèvera le peuple contre le frontispice

De la cruauté monarchique.

Abolissons l’asservissement !

Bannissons ces mots d’un autre temps !

Brandissons nos frondes !

Que les armes de jets grondent !

Qu’apportent sur la tête des pierres ?

Sûrement pas de belles manières

Après s’être jetés sur les breuvages et les tripailles

Tels des porcs ils s’effondrent sur du chanvre ou autre paille.

Que la reine à tout prix enfante un fils

Pendant que son époux attrape la chaude-pisse

Dans le lit de la concubine qui elle n’a rien au doigt

Mais qui peut prétendre à l’amour du roi.

Quand pour sa mort s’élève une litanie

Alors que tous pensent : « Bon débarras »

Le peuple prie pour que les traverses du Pays

Cheminent vers un homme juste et droit.


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Publié dans Logorallyes

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C
on imagine fort bien un ménestrel récitant ton fabliau , satire très réussi de cette époque si particulière du moyen âge, un fabliau destiné aux petites gens pour les interpeller, pour les inciter à larévolte, un fabliau qui se réciterait sur les places de campagne età l'abri d'oreiles indiscrètes , un fabliau comme un appel au soulèvement.
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