Une demande en mariage
La marquise sortit à cinq heures. Elle était resplendissante ! Nathan avait invité Adèle dans un salon de thé. Pour tromper son impatience, il malmenait sa serviette en papier et vérifiait toutes les cinq secondes la poche intérieure de sa veste. Enfin son invitée arriva. Après les embrassades et les commandes, les deux amoureux parlèrent de tout, de rien, essayant en vain de déchirer le voile du malaise qui s’était tendu entre eux. Nathan était nerveux, ce qui n’échappa pas à Adèle qui déjà imaginait la rupture. Soudain, à cinq heures précises, le jeune homme se leva, s’agenouilla devant la jeune femme à qui il présenta un écrin de velours bleu nuit. Adèle, décontenancée, prit un certain temps pour savoir quelle attitude adopter. Elle avança doucement les mains, saisit la boîte et l’ouvrit. Elle retint son souffle. C’était exactement ce qu’elle désirait, elle, la passionnée de l’époque Louis XVI. Nathan lui demanda : « Veux tu m’épouser ? » Adèle acquiesça. Nathan sortit la marquise de son lit et la passa au doigt de sa future, recouvrant de diamants sa première phalange.
Publicité