Entre elle et moi, cela ne fait aucun doute, il s’agit bien d’un casus belli. Elle ne m’aime pas, je ne l’aime pas. Nous n’appartenons pas à la même espèce. Il n’y a rien de plus à ajouter.
Tout de même, ce n’est pas moi qui la première ait engagé les hostilités. Je faisais simplement ce qui me semblait juste, tentant d’appliquer ce que notre cher druide ne cesse de proclamer à tout va : « Carpe Diem ! »
Mais difficile dans ces conditions de profiter des bonnes choses qui me sont ici allouées.
A-t-elle trouvé que j’abusais de mes droits ? A-t-elle maladroitement traduit mes propos ?
Il nous était interdit de nous adresser la parole. Pourquoi a-t-elle refusé de se conformer au règlement ? Se sentait-elle complice de quoi que ce soit en se taisant ?
Toujours est-il que dura lex, sed lex.
Elle a alors propagé un discours pro domo pour vanter ses déconvenues, et répandre sur nos terres, les fautes que j’avais pu commettre. Heureusement que mes camarades lui ont fait comprendre que errare humanum est.
Elle a tenté une esclandre à mon encontre, mais tel le divin chat, je retombe sur mes pattes. Fluctuat nec mergitur !
Même si le calme est actuellement revenu, je ne me fais aucune illusion sur son prétendu silence. Je sais que le combat est repoussé sine die.
En attendant, je suis toujours considérée comme une persona grata au sein de mon clan.
Je ne sais si cela durera toujours. Alea jacta est !