Tu étais un enfant malheureux,
Auquel on n’imposait pas de limites.
Tu pouvais jouer au capricieux,
Tes parents étaient des laxistes.
Une pulsion, un désir,
Tu cherches l’assouvissement.
Seul compte ton plaisir
Quel qu’en soit le dénouement.
Tu atterris en prison,
Cherchant l’absolution.
Des gens sont là pour t’écouter,
Pas pour t’excuser.
Quelques années bien tristes,
Puis tu ressortiras,
Recommenceras.
Récidiviste !
Crois-tu qu’on peut s’en sortir
Après avoir goûter à l’interdit ?
Un animal ? Non bien pire !
La mort, la mort, pas la vie.
Tu apportes l’amour aux petits délaissés
Que les parents ne savent pas aimés.
Tu serais presque leur sauveur.
Tu m’écoeures !
La camisole chimique
T’empêche d’avoir la trique.
Mais tu peux agir autrement,
Utiliser des instruments.
Et cet enfant à tout jamais sali,
Que de tes malheurs tu as puni.
Comment va-t-il poursuivre sa vie ?
Et sa sexualité ? Et ses envies ?
Qu’il y ait enfin justice.
Assez de permettre le vice.
Que ce qui a été aboli
Reprenne du service.
Couic, n’en parlons plus.
Tu ne pourras plus
Violer les enfants,
Saigner leur maman.