Lovée bien au chaud tout contre toi,

Je me suis habituée à la lumière.

J’aurais voulu rester blottie là

Mais j’ai commencé à y voir plus clair.

 

Pourtant j’étais en sécurité.

Besoin d’élargir mon univers

Car je commençais à étouffer,

Charger mes poumons d’un nouvel air.

 

Tu as perçu mon désir d’évasion.

Ne pouvant supporter mon départ,

Tu m’as fait me sentir comme en prison.

M’enfuir avant qu’il ne soit trop tard.

 

Le jour où j’ai déployé mes ailes,

Tu les as consciencieusement coupées,

 Disant que tout n’est pas rose dans le ciel,

Qu’en plein vol on peut se faire faucher.

 

Ecoutant pour ne pas te décevoir,

 J’ai attendu sagement ton signal.

Mais en moi montait le désespoir,

Rendant ma vie des plus banales.

 

Mes ailes ont tant bien que mal repoussé,

M’empêchant de me tenir bien droit.

Des cicatrices pouvaient se deviner

Sous les plumes, à différents endroits.

 

Un jour je t’ai dit que je partais,

Alors tu m’as répondu : « va-t-en ».

Tu n’aurais pas pu m’en empêcher,

Ayant déjà gagné trop de temps.

 

J’ai regardé l’environnement,

Et j’ai pleuré d’avoir tant attendu,

Mais j’ai dû lutter contre le vent,

Contre un équilibre à jamais perdu.

 

 

Par SAM - Publié dans : Poèmes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Retour à l'accueil

Profil

  • : SAM
  • colombine
  • : Femme
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés