Quand on vit une certaine forme d’amour et qu’on est déçu, on cherche la formule qui aurait pu marcher. Et si …
Ce qui semblait être des valeurs sûres : mariage, enfant, ne paraît plus si important :
[ Si c’était à refaire
On ne se marierait pas
On rest’rait célibataires
On vivrait chacun chez soi
Si c’était à refaire
N’aurions pas non plus d’enfant
C’est bien trop galère
Faudrait grandir avant ]
Le respect passerait avant tout autre sentiment fusionnel et puéril :
[ Si c’était à refaire
On se verrait quand l’envie
S’rait là sinon tant pis
On n’en f’rait pas un mystère
Si c’était à refaire
Pas forcé d’les apprécier
Le père, la mère
Pas obligés d’être aimé ]
On ne céderait pas non plus à nos plus vils instincts :
[ On ne laiss’rait pas la place
A l’ennui, la jalousie,
Peur d’aucun’ menace
Adieu la monotonie
Quand on ne s’aim’rait plus
On se quitt’rait sans colère
Les cœurs pas amers
La magie serait perdue ]
Mais à quoi bon des si et si et si, car on agit en fonction de qui on est sur le moment, et même si on aimerait croire qu’on avait pu se comporter autrement, on ne le peut qu’avec l’âge, le temps et l’expérience :
[ Si c’était à refaire
En passant la marche arrière
C’ que j’ suis aujourd’hui
C’ qu’ m’a appris la vie
Si c’était à refaire
Je n’ ferais pas le contraire
J’ai fait c’ que j’ pouvais
Avec c’ que j’ savais ]
Et ce refrain qui ponctue le regret :
[ Si c’était à refaire à refaire
Si c’était à refaire à refaire.]