Mon ami Guillaume, auteur, compositeur, interprète, m’a envoyé une mélodie qu’il a écrite en s’inspirant de la pluie. La qualité de l’enregistrement n’est pas optimale, mais la musique m’a tellement touchée que j’aie décidé de mettre des mots dessus.
Première fois que je me plie à ce genre d’exercice, écrivant toujours mes textes sans penser à un air. Je dois dire que cette chanson m’a donnée bien du mal.
Vous dire de quoi ou de qui parle cette chanson, je ne le sais pas moi-même. J’ai pensé à une séparation entre deux personnes : deux femmes, une jeune femme et sa mère, un homme et une femme…pour évoquer la mélancolie ambiante. Une relation en tout cas ambiguë, où on sent l’attirance, la méfiance, l’avertissement :
[ Tout près je la sens,
Elle se rapproche encore.
Je peux sentir son souffle,
Et effleurer de ma main son corps.
Si jamais tu me mens,
Fais attention à toi.
Si jamais tu camoufles,
Tu n’auras jamais raison de moi.
Même si je t’ai tout donné, n’en profite pas
Mon amour est ce qu’il est, ne me trahis pas ]
Et jouer sur la symbolique de l’eau en implorant la venue de la pluie :
[ Que vienne la pluie,
Que vienne la pluie. ]
Signifier clairement l’effet purificateur de l’élément aquatique qui rétablit le bon ordre des choses et absous les souvenirs négatifs du couple :
[ La pluie tombe sur moi,
Comme un salut, pour effacer
Toutes tes mauvaises pensées,
Que tu as eu contre moi.
La pluie tombe sur nous,
Elle ruisselle le long de nos cheveux.
Et elle emporte tout,
Nos mensonges et nos aveux.]
Puis, se résoudre à la rupture totale et définitive. Tout a été dit, tout a été fait, plus rien n’est envisageable. Accepter simplement.
[ Là, tout près de moi,
Elle fait un pas et s’en retourne
Elle ne veut plus de moi
Je ne peux rien pour la retenir
Voilà la roue tourne
Déjà elle n’est plus là. ]
A écouter sur mon Myspace ou ma page Wat