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L'infralangage
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Y'a un tas
d'idées qui trottent
De pensées qui s'entrechoquent
Ces petit' bêt'me chatouillent
Ces petit' bêt' me dérangent
Alors il faut qu'je gratouille
De ma plume, sam'me démange
Bienvenue du côté de chez SAM.
Faut-il aller au bout de ses rêves ? David Ramolet dans son premier roman « Si j’aurais su » parle des passions, et plus précisément de l’obnubilation de son personnage, Jérémy, pour le film « La guerre des boutons ». Au point que le jeune homme se rend sur la tombe du réalisateur Yves Robert au cimetière Montparnasse à Paris où, pour lui rendre hommage, il déverse une flopée de boutons multicolores, avant de poursuivre son pèlerinage en retournant au village de son enfance Ymeray, où le long métrage a été réalisé. En sillonnant les lieux mêmes du tournage, en rencontrant d’anciens acteurs ou témoins de l’époque, il récolte moult anecdotes de cet événement.
C’est ainsi que Jérémy fera la connaissance de Alice et de son fils, Jules, avec qui il vivra une année riche en émotions et des relations humaines inoubliables. Mais sa quête de soi l’appelle…
Ce roman est grandement autobiographique puisque David Ramolet a vécu à Ymeray, en Eure et Loir, jusqu’à l’âge de 7 ans. Vouant lui-même un immense culte au film « La guerre des boutons », comme Jérémy, il retournera sur sa terre d’enfance, où ce long métrage a réellement été filmé.
Un livre au récit émouvant dont les réflexions existentialistes frappent par leur justesse. Les personnages sont également tous, sans exception, très attachants.
Tout au long du roman, on est bercé par cette vérité évidente : faire vivre l'enfant qui est en nous, savoir regarder l'essentiel en se détachant des préoccupations puériles de cette vie.
Oui, il est possible de mener son existence selon ses désirs, en ne rebroussant jamais chemin quand il est question d'aller au bout de ses rêves.
La semaine prochaine, brelan, full, couleur seront au rendez-vous puisque nous plongerons dans les eaux troubles du poker.
En attendant, bonne lecture.
Diffusé le lundi 11 janvier 2010 à 18h20, le mardi 12 à 8h45 et 16h20, le mercredi 13 à 14h45 et 23h45, le jeudi 14 à 11h45 et le vendredi 15 à 9h20, le samedi 16 à 17h15 et le dimanche 17 janvier 2010 à 9h45 et 17h45 sur IS75.
A réécouter ici :

J’ai bataillé durement
afin que tu sois mien
Epuisant mon ardeur
pour que tu m'aimes enfin.
De mes yeux tant de pleurs
se sont écoulés
Car je pensais
par trop t'aimer.
Je t'admire toi mon Homme,
mon militaire,
Le chemin
qui t'a conduit jusqu' à moi,
Tu l'as foulé
comme allant au combat,
De toi
je suis extrêmement fière.
Que dire de plus
sinon « je t'aime »,
Conjugué à ta seule personne
et à tous les temps,
Te le murmurer, te le susurrer,
en faire un poème,
Ou te le chanter,
le pourrai-je seulement?
Je connais
une bien meilleure manière,
Celle de te faire admirer
le visage de l’Amour
En te guidant
jusqu'au firmament de sa lumière
Comme on gravit
les marches d'une tour.
Je verrai ton regard s’adoucir
sous l’incroyable clarté
Dont aucun œil
ne peut supporter la brillance,
Et là je saurai
que j’ai triomphé,
Même si rien, jamais,
n’est gagné d’avance.
L’Amour,
à l’image d’une fleur fragile,
A besoin de chaleur
et de pluie,
Des baisers de soleil
qui la rendront docile,
Et des larmes de joie
pour qu’elle soit épanouie.
Ta femme qui t’aime.
Premier prix régional au concours
Emotion du courrier