Patrick Poivre d'Arvor - Fragments d'une femme perdue

Publié le par SAM

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Il existe des femmes vénéneuses dont il vaut mieux se détourner.

Patrick Poivre d’Arvor dans « Fragments d’une femme perdue » nous dresse le portrait d’une de ces plantes carnivores qu’il faut à tout prix fuir à moins d’être dévoré. Mais c’est qu’elles sont belles, séductrices, charmantes ! Comme Violette, trentenaire, qui n’aura aucun mal à prendre dans ses filets Alexis, 25 ans son aîné.

Violette, comme la couleur de l’encre utilisée par l’auteur. Violette comme la petite fleur innocente dont le parfum est captivant, envoûtant, entêtant.

 

Tout se passa bien pourtant au début de leur relation. Certains chapitres où le narrateur n’est autre que la jeune femme elle-même ne permettent nul doute quant à ses sentiments pour lui. Néanmoins, Violette ne peut s’empêcher de mentir, de tromper et cela se sait forcément un jour où l’autre, surtout quand des personnes de son entourage, mal intentionnées, et qui auraient décelé le caractère toxique de la jeune femme, préviennentt le malheureux amoureux. Malgré tout, Alexis mettra plus de deux ans pour digérer la vérité et trouver la paix en disparaissant.

 

Est-ce l’enfance de Violette qui est la cause de son incapacité à aimer ? Son père, en voulant approcher de l’excellence à travers sa fille, en la poussant à devenir une championne de saut en hauteur l’a-t-il empêché d’aller loin ? En échouant dans tout ce qu’elle entreprend, en expérimentant le désamour paternel, Violette n’a-t-elle pas perdu à tout jamais la confiance qu’elle pouvait avoir dans les hommes et la faculté d’aimer ?

 

Ce roman se présente comme un patchwork avec des fragments de témoignages de personnes ayant été en contact avec Violette. Des pièces de la vie et de la personnalité de la jeune femme qui ne permettent pas, malgré tout, d’obtenir un tableau homogène. Si le personnage de Violette est intéressant psychologiquement car à la fois misérable, admirable et détestable, cette histoire d’amour est un peu longuette et vite ennuyeuse. On a envie de crier à Alexis : « Barre-toi ! » puisqu’il n’y a rien à attendre de ce genre de personne.

 

La semaine prochaine, un autre livre de cette rentrée littéraire « Le club des incorrigibles optimistes » de Jean-Michel Guenassia.

 


Diffusé le lundi 23 novembre 2009 à 18h20, le mardi 24 à 8h45 et 16h20, le mercredi 25 à 14h45 et 23h45, le jeudi 26 à 11h45 et le vendredi 27 à 9h20, le samedi 28 novembre à 17h15 et le dimanche 29 novembre 2009 à 9h45 et 17h45 sur IS75.


A réécouter en podcast ici 


 

 

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