A la mer, à la montagne
A la ville à la campagne
Quelles sont belles nos vacances !
En hiver ou en été
Bien couvert ou dénudé
Jouissons de la providence
A l’étranger ou en France
Frêles brindilles de chances
Qu’il ne faut pas émietter
Près de la mer, sur la plage
On fait des pâtés de sable
Les guerriers remous saccagent
Nos châteaux par trop friables
Sur les chemins escarpés
Nous gravissons la montagne
Sous ces visions élevées
L’extase nous accompagne
Seul dans mon appartement
Je me sens emprisonné
Je fuis ce confinement
Me réfugie aux musées
Allongée dans l’herbe grasse
Doigts de pieds en éventail
Farniente qui me délasse
Je m’imagine au sérail
A glisser sur la poudreuse
Je maîtrise mes deux skis
Je suis une aventureuse
Dans cette blancheur inouïe
Je m’en vais à l’étranger
Pour une terre inconnue
Où je pourrais m’éclipser
M’éblouir de jamais vu
Je reste dans mon pays
Fier de sa diversité
Et que jamais l’on oublie
Sa culture si variée