Toutes ces couleurs t’étonnent,
Tu as le cœur qui chantonne
Du rouge, du brun tu entonnes,
T’extasies et t’époumones.
Chaque année, tu refredonnes
Ta berceuse de friponne,
Pluie de feuilles tourbillonne
Dans un tempo monotone.
Tu entends qu’elles se chiffonnent
Sous tes pieds de sauvageonne.
Tu marches, tu papillonnes,
La Nature en toi résonne.
Tu te couches, tu pardonnes,
Sur cette toile de cretonne,
Tes soucis ; et t’abandonnes
Dans un sommeil sans vergogne.