Que de mieux pour la journée de la femme qu’assister au concert d’une jeune artiste à la voix chaude.

 

Avec « Décollage immédiat » nous voilà en partance pour 40 minutes de chansons aux rythmes effrénés des guitares saturées marquées par le tempo soutenu de la batterie et de la basse. C’est avec les musiciens du groupe « Ryon Sil » que Lily nous embarque avec sa véritable identité vocale. Son regard de la société est lucide, peut paraître pessimiste, mais toujours on peut se trouver un ailleurs qui nous rende heureux.

 

Avant de poursuivre, elle invite le public à se lever, à ne pas rester observateur mais acteur du spectacle qui se déroule sous ses yeux.

 

« Laisse-aller » propose justement une solution, celle de marcher droit devant, de vivre sa vie malgré tout. Rahmatou, la choriste vient rejoindre le groupe et interprète les chœurs et les slams.

 

« Fatigue » traduit le ras-le bol, l’abandon de courage que l’on peut ressentir face à un trop grand désarroi. Mais la chanteuse n’est pas du tout fatiguée, même si elle a quelques oublis, elle reste maîtresse d’elle-même. Elle tombe même la veste !

 

De toute façon, quoiqu’il arrive au cours de l’existence, nous resterons toujours ce que nous sommes et rien ne pourra le changer. C’est ce qu’elle entonne avec « A vie (endormie) ».

 

« Aime-moi » est une déclaration tout en nuance de ses désirs de femme. Pour cela, elle invite l’auteur du texte, Sam, à monter sur scène.

 

Effectivement, même si les conditions de la femme ont subit une nette évolution, avec « Eclaboussures », on remarque que beaucoup d’entre elles subissent encore aujourd’hui de graves injustices et que des améliorations doivent impérativement être apportées.

 

Mais a-t-on vraiment du temps à perdre à s’occuper des autres alors que nous en avons si peu pour nous-même ? Dans cette société où le rendement prime, on se laisse emporter par le mouvement et on en oublie tout simplement de vivre, puisqu’il faut aller toujours « Plus vite ».

 

Pour finir, « Déchirée », une chanson sur l’amour, ses désillusions avec pour seule compagne, la solitude.

 

En rappel, Lily réinterprète «  Laisse-aller », n’hésitant pas à aller au devant de son public, lui  proposant le micro afin qu’il marque symboliquement sa venue et que lui aussi « laisse aller ».

 

Tout ne va pas si mal en ce monde, si on partageait, ce serait déjà un grand pas de fait.

Inutile d’aller jusque sur la Lune !


Par SAM - Publié dans : Articles
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