Poème de 1996 réécrit ensuite pour être chanté.
Une interprétation à la Barbara, évidemment moins bien, pour accentuer la mélancolie du texte.
Lorsqu’on se sent seul, loin de tout et de tous, après un déménagement. Le bilan s’impose et le constat qui en découle, cruel :
[ Assise sur ce banc, je me mis à rêver,
A toutes mes amies, et je me mis à pleurer,
D'avoir laissé passer mes plus belles années,
Et cette ville où personne ne me connaît ! ]
On lève les yeux et le ciel nous apparaît comme promesse d’ailleurs, meilleur. L’idée de mort est bien sûr présente, mais elle prend le visage de renouveau, pas de finitude :
[ Les étoiles me supplient de les rejoindre.
Peut-être brillerai-je moi aussi?
De mon plus bel éclat et pas le moindre,
Puisque libérée de ma nostalgie.]
Plus précisément, l’amour qui pourrait nous consoler, nous isole davantage :
[ Même l'Amour ne peut me sauver de moi-même,
De t'avoir trop cherché, je t'ai perdu.
Je t'ai sans doute trop dit à quel point je t'aime,
Si bien qu'à la fin tu ne m'as pas crue.]
En contraste, mettre en couleurs des sentiments :
[ Voici les couleurs qui pourraient te résumer:
Le bleu, la douceur de tes caresses,
Le blanc, t'enveloppant de pureté,
Le rouge, l'imagination de tes gestes.]
Puis l’abandon, dans le sommeil ou dans la mort, projecteur de lune sur un visage qui peut-être a trouvé la paix :
[ Je m'endors sous cet arbre, et laisse le vent me bercer.
Mes cheveux flottent comme un voile usé.
Mes pensées voltigent, puis viennent se reposer.
La lune frappe mon front pour toujours m'illuminer.]