Les épreuves, auxquelles nous sommes parfois confrontés dans la vie, sont comme des traversées du désert :
[ J’ai traversé le désert
A m’en assoiffer de sang.
J’ai traversé les enfers
A en croiser des déments.]
des submersions totales :
[ J’ai traversé les torrents,
Les larmes ont noyé mes yeux.]
[ J’ai traversé les naufrages
A en être décapitée.]
des errances au cœur de l’enfer :
[ J’ai traversé les volcans,
La lave a cramé mes cheveux.]
Ou dans l’œil du cyclone :
[ J’ai traversé les orages
A m’en électrocuter.]
On n’en ressort jamais indemne :
[ Les souvenirs ont brûlé ma mémoire,
J’en ai le cœur carbonisé.
De marcher ainsi dans le noir,
J’ai failli m’écrouler.]
[ Les souvenirs ont flagellé ma peau,
J’en porte encore les stries,
Qui du bas de mon dos
Remontent à mon esprit.]
Plutôt que de parler de dépressions, ou autres « maladies » encore trop peu abordées en société, j’ai choisi volontairement, pour moins d’agressivité de ma part, d’emprunter des métaphores aux quatre éléments naturels, et surtout de faire revivre l’espoir :
[ J’ai traversé les éléments,
Je suis revenue du néant.
Je me fou de qui c’est la faute,
J’avancerai la tête haute,
Droit devant moi,
Droit devant moi…]
Il arrive un moment où il est temps de passer à autre chose, et c’est ce que je souhaite à tous ceux qui ont vécu cela, leur signifier que c’est possible :
[ J’ai balancé au feu ma croix,
Réchauffer la petite flamme en moi.
Regardez ! Je suis vivante.
Finis pour moi cette vie d’errante.
Moi debout, pourquoi pas vous ? ]
En écoute sur mon Myspace et ma page Wat