Bienvenue du côté de chez SAM.
Vous avez envie d’avoir un récit complet et romancé des derniers grands conflits du XXème siècle ? La saga de Régine Deforges « La bicyclette bleue » est tout indiquée.
Léa Delmas, 17 ans, habite Montillac, un vignoble bordelais lorsqu’en 1939, la seconde guerre mondiale est déclarée. Elle voit ses nombreux prétendants rejoindre le front les uns après les autres, mais sa peine est incommensurable au départ de Laurent d’Argilat, d’autant plus qu’il vient de se fiancer à l’insipide Camille. Malgré tout, quelques mois plus tard, elle lui fait la promesse de prendre soin de sa femme et de l’enfant à venir. Pourtant, un homme trouble, François Tavernier, qui l’initie aux plaisirs de la chair, ne la laisse pas indifférente et volera à Laurent la première place dans le cœur de Léa.
Peu à peu, la jeune femme se voit contrainte d’agir contre l’occupant en faisant passer, grâce à sa bicyclette bleue, des messages à la résistance. A travers ses différentes rencontres, elle est témoin des actions cruelles de la Gestapo et des SS, elle connaît la lâcheté des collaborateurs, le courage des juifs, l’organisation complexe du maquis, et l’amour aussi, qui parfois, peut unir une française à un soldat allemand. Tous les scénarios possibles sont évoqués.
Il en est de même avec la suite de ce cycle, lorsque Léa, au côté de François, part en Amérique du Sud où les nazis ont trouvé refuge afin d’aider son amie Sarah Mulstein à se venger. Aussi lorsqu’elle participe à la guerre d’Indochine, à la révolution cubaine ou à la guerre d’Algérie.
En 10 tomes, Régine Deforges nous promène dans l’Histoire aux côtés de ces héros. Mais les trois premiers tomes : « La bicyclette bleue », « 101, avenue Henri-Martin » et « Le diable en rit encore » restent incontestablement les plus marquants, avec des scènes érotiques sulfureuses. Par la suite, surtout concernant les guerres d’Indochine et d’Algérie, on se retrouve face à un bunker d’informations qui retire toute fascination à suivre les aventures de Léa. D’ailleurs, l’auteur elle-même s’est-elle un peu embrouillé la plume en modifiant des prénoms et en oubliant certains personnages en cours de route.
Heureusement, dans le dernier tome « Et quand vient la fin du voyage » on retrouve l’émulation du début, le style et l’émotion qui nous avaient embarqués dès le départ.
La semaine prochaine, un livre pour les petits et pour les grands « La grammaire est une chanson douce » d’Erik Orsenna.
En attendant, bonne lecture.
Diffusé le lundi 9 novembre 2009 à 18h20, le mardi 10 à 8h45 et 16h20, le mercredi 11 à 14h45 et 23h45, le jeudi 12 à 11h45 et le vendredi 13 novembre à 9h20, le samedi 14 novembre à 17h15 et le dimanche 15 novembre 2009 à 9h45 et 17h45 sur IS75
A réécouter en podcast ici
